jeudi 12 avril 2007
Un jour extra-ordinaire a Rio
Notre vie a Rio coule comme un long fleuve tranquille, rythmee par les ballades en ville la journee et les squattages d'appart' de nos copains, de copains de nos copains le soir. Un vie qui ressemble tres fort a notre pétite vie parisienne... mais oui, on a grave la saudade de notre terre. Et aussi absurde que cela puisse paraitre, c'est epuisant de voyager, c'est rempli d'emotions, de nouveautes a se prendre en pleine face et a gerer, le tout sans avoir de chez soi... d'autant plus que nous sommes parties de Recife apres un gros clash avec nos colloc'... moment de deceptionnisation intense. Sarah en est tombee malade a notre arrivee a Rio. Bon, le moment de crise est passe, on s'est ressaisies, la fin de notre periple approche a grands pas et faut en profiter au maximum!
Monter faire coucou a Jesus perche sur le Corcovado faisait partie des incontournables de notre sejour a Rio, puisque 3 ans auparavant nous ne l'avions pas fait. Je pense que vous l'aurez compris, les trips de vrais touristes, c'est pas notre delire, alors monter la-haut en petit train ou en taxi, c'etait impensable! Nous sommes donc parties en rando (en tongues bien sur) a partir du Parque Lage, au milieu de la foret de Tijuca. Pour info, le Christ se trouve a 710 m d'altitude. Dans le guide, il etait precise qu'il valait mieux integrer un groupe ou prendre un guide pour eviter de se perdre ou de se faire voler. Qu'a cela ne tienne, on est parties en expedition avec notre chilienne preferee Marisol, qui avait deja effectue cette "montee" et donc se vouvenait du chemin. Oups, c'est la que le bas blesse.
Nous voila en route, a grimper, grimper, grimper. Assez rapidement, on se rend compte qu'on n'est plus du tout sur le pseudo chemin balise. Mais on est deja trop loin pour faire demi tour, tout redescendre et tout recommencer. Alors on continue a grimper, grimper, grimper, jusqu'a s'apercevoir que nous nous trouvons au pied de l'immense morro de pierre, colline qu'est le Corcovado. Conclusion, on ne peut plus monter plus haut: on est completement perdues. Bref, moment de panique, Sarah a deju vu un serpent, on grimpe pieds nus pour mieux adherer au sol, qui est recouvert d'un tapis de feuilles mortes, humides et glissantes, qui peuvent recouvrir n'importe quel animal peu sympathique. On se fait la reflexion que c'est bien píre que l'Amazonie. Sarah lance un "j'ai peur" et se fait clouer le bec par Marisol "Nao começa Sarah!", puis un "on va mourir", auquel Elisa repond "Arrete maintenant". Bah oui tout le monde a peur mais ça sert a rien de paniquer maintenant. Ça fait deja 2 heures qu'on grimpe et on va pas s'arreter la. Il faut passer par la gauche du morro pour recuperer le chemin.
On passe a la 2eme phase de l'expedition: on a arrete de penser, le corps avance et commande, booste par l'adrenaline, la peur, l'excitation et le defi d'arriver en haut póur serrer la pince a ce pu... de Christo!!! Et nous voila reparties, traversant des ruisseaux sur un tronc d'arbre en travers, montant et descendant les collines a pic et glissantes, grimpant sur des rochers parfois peu stables, s'accrochant aux lianes et aux troncs d'arbres. Des cris ettouffes, des frissons, des degringolades. Sarah s'est accrochee a un arbre super grand mais tres proche de la mort, qui s'est litteralement abattu au travers de la foret dans un fracas monstrueux. Oufffffff, plus de peur que de mal. Chacune ouvre la marche a tour de role, sans savoir veritablement ou aller, a l'instinct tout simplement. Ça devient de plus en plus pesant, la fatigue commence a se faire sentir, les chutes et les bobos sont de plus en plus frequents. Tout d'un coup, Marisol nous crie au loin qu'elle a retrouve le fameux chemin. Super, ça fait deja 15 fois qu'elle nous dit ça, avec son positvisme et son enthousiasme naturels. Je veux le voir moi ce chemin avant de m'emballer. Mais oui, cette fois-ci c'est pour de vrai, enfin presque...
Le fait d'etre perdues en plein milieu de la foret tropicale etait termine, mais pas l'expedition.... Il nous a fallu encore une tres grosse 1/2 heure pour grimper le dernier tronçon, completement a bout. Vous ne pouvez pas vous imaguiner la fierte que l'on a ressentie en arrivant la-haut, pieds nus, degoulinantes de sueur, recouvertes d'une pellicule de terre, au milieu des touristes du monde entier en chaussures a talons et a la chevelure brushinguee! Et oui, quelle jouissance immense, quelle leçon de vie! Mulheres da Mata (Femmes de la Foret)! Et puis, on se prend d'autant plus au jeu, on admire la vue panoramiquer sur Rio, la tete dans les nuages, on canarde de photos, on rigole betement (c'est les nerfs qui lachent), on se fout de la gueule de tout le monde. On bloque sur 3 bresiliens tres cliches, du genre surfer, lunettes noires, fashion et corps muscles.
Pour redescendre, on decide de faire du stop, et c'etait bien merite!!!! Plusieurs voitures nous snobent, mais tres rapidement une d'elles s'arrete. Et devinez qui c'est? les 3 fameux bresiliens qui nous accueillent chaleureusement. Bagnole immense, vitres teintees, clim'au maximum et hip hop a fond la caisse. On leur raconte notre periple, il sont du mal a nous croire. En fait d'etre surfers, 2 d'entre eux sont joueurs de foot: "vous ne les reconnaissez pas?", nous demande le 3eme. Euh, comment leur expliquer qu'on n'y connait absolument rien. Bref, decalage total, mais c'est pas grave, on est toujours plongees dans notre euphorie et on les soule de paroles et de rires nerveux en leur raconatnt les details de cette apres-midi hors du commum. Un besoin compulsif de communiquer tout ce qu'on vient de traverser. Ça n'a pas l'air de les deranger puisqu'ils nous invitent dans leur appart' d'Ipanema (on s'est goinfrees de leurs chocolats de Pacques) puis nous ont emmene a la plage. Finalement, ils ont du etre plus impressionnes qu'autre chose par ces 3 petits bouts de femmes sauvages qui sortaient de leur foret et reintegraient tant bien que mal la civilisation. On se quitte sans trop savoir quoi se dire, ils ont un match de foot amical dans une heure, Tchao!
Que d'emotion, d'excitation, on 'arrive toujours pas a s'en remettre! On est invitees a diner chez Bruno, un pote de Marisol, un amour de garçon. On a droit a une douche bouillante et ça faisait 5 mois que ça nous etait pas arrive! On se goinfre de plats delicieux, on se ressert, on trempe du chocolat noir dans notre cafe, on s'en fout partout et on se marre. Des trucs tout simples mais qui nous manquent trop, et puis on a failli mourir tout de meme! Alors la moindre petite chose est une richesse immense, LE KIFF TOTAL!!!!
PS: ce cyber cafe ne reconnait pas mon appareil photo.... un peu de patience chers lecteurs!
mardi 27 mars 2007
Rio a l´horizon
Et oui cela fait une eternite que nous n´avons pas actualise le site , mais nous sommes atteintes de flemardise aigue!!!! Depuis le fin du carnaval, nous baroudons autour de recife afin de profiter des belles plages et des coins deserts (La Vallee de la lune pres de Gaibu, ou encore l´ile d´Itamaraca), et ce, avec nos nouvelles copines Adriana, Ana et Sol la chilienne. Ça fait du bien d´avoir des copines!!!!!!!!!! Du coup, on ne veut plus se quitter et nous partons toutes ensemble en fin de semaine póur Rio, et ce pour 15 jours pour terminer en beaute notre periple! Et oui, c´est bientot la fin de cette belle aventure, et voici un petit clin d´oeil a notre chere Barbara:
Ah ! Les voyages Aux rivages lointains, Aux rêves incertains, Que c'est beau, les voyages Qui effacent au loin Nos larmes et nos chagrins, Mon dieu ! Ah ! Les voyages. Comme vous fûtes sages De nous donner ces images Car les voyages, C'est la vie que l'on fait, Le destin qu'on refait. Que c'est beau, les voyages Et le monde nouveau Qui s'ouvre à nos cerveaux, Nous fait voir autrement Et nous chante comment La vie vaut bien le coup Malgré tout ! Ah ! Jeunes gens, Sachez profiter de vos vingt ans. Le monde est là. Ne craignez rien. Il n'est pas méchant. Il vous guidera. Ah ! Les voyages Qui murissent nos cœurs, Qui nous ouvrent au bonheur, Mais que c'est beau, les voyages ! Et lorsque l'on retourne chez soi, Rien n'est comme autrefois Car nos yeux ont changé Et nous sommes étonnés De voir comme nos soucis Etaient simples et petits, Car les voyages Tournent une page. Ah ! Les voyages... | |
vendredi 2 mars 2007
Réactualisation Tofs & Widéoos
Bonjour à tous,
il y a maintenant matière à rêver encore plus, nous autres pauvres frigorifiés de France.
Je suis en train de télécharger la suite des vidéos...
... même s'il reste encore 3/4 du voyage ; il y a de quoi réchauffer vos soirées pyjamas !
Lien direct vers le site vidéos :
http://www.dailymotion.com/sarahlemoine
Sarah a aussi bien bossé ! De ravissantes et succulentes photos sont mises à jour :
http://www.flickr.com/photos/sarahmoinele/
Clo
jeudi 1 mars 2007
Le carnaval
Le carnaval a commence par une affluence permanente dans l´appart´. En plus de 5 nouveaux colloc´ (KK, 2 argentins et un couple de jeunes dreadeux paulista), des vagues de gens deferlaient regulierement pour squatter, charmes par notre grande maison. Bon, c´etait un peu folko: faire les derniers travaux essentiels en speed, puis pas une goutte d´eau pendant 3 jours et enfin une inondation monumentale le dernier mercredi du carnaval: d´impressionnantes chutes d´eau tombaient du plaflond. Resultat: branle-bas de combat pour sauver toutes les affaires dans le couloir, le seul endroit pas inonde. Encore aujourd´hui, on dort a 3 dans la chambre de Gera, a cause de l´odeur de pourri qui a envahi notre chambre. C´est bien la peine d´avoir une si grande baraque!
Les gars ont monte au fond de l´appart´ une radio libre “Radio Gala da Madrugada”, en reponse au “Galo da Madrugada” qui ouvre le carnaval le samedi: un defile qui reunit 2 millions de personnes, sous l´ephigie d´un immense coq qui trone sur le feuve Capibaribe. Autant dire qu´il n´etait meme pas question d´y mettre um doight de pied la-bas: Elisa et sa phobie de la foule l´a cloitree a la maison pendant les 4 jours des manifestations, traumatisee. Pourtant, la programmation etait excellente avec plus de 5 scenes qui recevaient des artistes des l´apres-midi et ce, jusqu´au petit matin. 2 concerts – un en hommage a Tim Maia et l´autre a Itamar Assumpçao (que des morts, vous me direz!) - l´ont quand meme permis de sortir son museau et d´assister a la folie du carnaval. Pour un peu de culture /confiture, le carnaval se passe la semaine precedant les 40 jours de privation avant la Semaine Sainte (Mort et resurrecction du Christ). Sauf que les bresiliens ont pris ça au pied de la lettre, et c´est le lachage general, la fenetre ouverte a toutes les portes!
De son cote, Sarah a ete employee par Urubatao (pote de Gera) pour photographier les actions du Pôle Sante de la Prefecture d´Olinda. Elle etait au coeur du carnaval, mais encadree par 2 gardes-du-corps s´il vous plait, pour photographier des capotes pendant 4 jours! Mais elle est riche maintenant et ça peut lui ouvrir d´autres portes, croisons les doights... Elle a vu defiler des blocs de frevo, de maracatu, de boi (boeufs), assiter a des concerts de reggae, de musique traditionnelle indienne (pourquoi pas?!), et a des spectacles genre “fete au village” dans des quartiers excentres d´Olinda....
Pour recupérer de cette semaine, que dis-je, de ce mois intensif passe a Recife, nous avons ete invitees a passer 3 jours dans une maisonnette d´un pote du mec d´Adriana, a Gaibu, a 2h de route de Recife. Une petite Maison au milieu d´une foret de manguiers, avec vue sur la mer: plonger dans la mer chaude sous la lune souriante, escalader les rochers roses (comme a Ploumanac) et contempler la nature voluptueuse et genereuse, perche sur des pierres au milieu de la foret. Quel soulagement, une resurrection meme! Il nous semblait que ça faisait une eternite...
Le retour a Recife: meme pas mal! Regonflees a bloc, on va commencer par remplir notre nouveau frigo et cuisiner dans notre nouveau four. Il ne manque plus que quelques ustensiles et un mixeur pour faire des jus, et c´est le luxe total! C´est parti!
Sorties a Recife n°2: Toque de Oxum, Maracatú e Afoxé
NB: la lettre x se prononce [ch]
Parmi les nombreuses rencontres que nous faisons a Recife, Danillo, recifense vivant desormais a Rio, est etudiant en danse et fait des recherches sur le Sacre et le Profane. Accompagne d´Adriana (notre nouvelle copine), il nous introduit dans la culture afro-bresilienne tres presente a Recife, et dans les traditions religieuses du candomblé, heritees des esclaves africains. Le candomblé voue un culte aux orixás, esprits et divinites qui representent les differents elements de la nature et du caractere humain. Contrairement au judeo-christianisme, il n´y a pas de notion du bien et du mal. Alors qu´il exite plus de 400 orixás africains, seule une vingtaine persiste au Bresil.
Toque de Oxum
Le 1er contact ne fut pas des moindres puisque nous sommes allees assister au “Toque de Oxum”, soit la fête annuelle de l´orixá feminin Oxum, dans une Maison de culte appelee “Terreiro Santa Bárbara da Nação Xamba”, a Olinda. Afin de pouvoir pratiquer leur religion, les esclaves africains ont du associes le culte des orixás a celui des saints catholiques imposes par les colons portugais. Un veritable syncretisme s´est effectue et perdure encore au jour d´aujourd´hui. Ceci explique donc le “Santa Bábara” associe au “Nação Xamba”. Il etait d´ailleurs tres etrange de voir dans ce terreiro la cohabitation des icones et statuettes africaines et catholiques. Chaque groupe de candomblé ou de maracatú (cf plus bas) porte le nom de “Nação” (nation) car les esclaves venaient litteralement de differentes nations, peuples ou tribus. Il persiste des differences de langues, des particularites dans les danses, dans la maniere de jouer et dans les rituels.
Le Terreiro Nação Xamba fut cree em 1900 (rappel: abolition de l´esclavage em 1888), ferme lors de la repression policiere de l´Estado Novo em 1938 et reouvert em 1950. Reprime pendant l´esclavagisme puis pendant la dictature, le candomble est une religion de resistance. Le peuple Xamba vient d´une region limitrophe entre le Nigeria et le Cameroun. Le terreiro est ne au sein d´um quilombo de femmes (communaute autonome d´esclaves fugitifs). L´orixa de cette Maison de culte est Iansã, orixá guerriere, vetue de rose (toute la maison etait decoree de rose) et est associee a Santa Bárbara (ceci explique cela). Il est egalement important de preciser que les gens emploient toujours le terme de quilombo pour nommer le quartier autour du terreiro ou ils habitent. L´esprit de communaute est tres fort.
Le Babalorixá (Pere de Saints) ou la Yalorixá (Mere de Saints) preside la fete et chante, accompagné de percussions. L´assemblee repond a ses paroles alors que les filles et fils de Saints de l´orixa en question, vetus de sa couleur, dansent, rentrent en transe et incorporent l´orixa. Pour devenir fille/fils de Saints, le Babalorixá/Yalorixá effectue le “Jogo dos Buzios” (jeu avec des cauris) pour connaitre de quel orixa on est le fils, puis commence une initiation jusqu´a recevoir les “armes” propres a son orixa.
La fete commence en debut d´apres-midi: chaque orixa (14 en tout) auquel la Nação Xamba voue un culte est honore pour arriver a l´apotheose de la fete avec le “Toque de Oxum”, Orixa de l´or, la richesse, les fleuves, la beaute et la fecondite. La couleur a laquelle elle est associee est le jaune. Sur la route d´Olinda, Elisa, - qui avait deja troque sa tenue noire par une robe blanche pour attirer les bienfaits d´Oxum, selon Danillo – a trouve une boucle d´oreille jaune dans la rue: “t´as vu?” A dit Danillo les yeux ecarquilles, “c´est le flux!”. Est-il utile de rappeler que la culture bresilienne baigne dans la superstition (pour la majorite, bien sur)?! Le sol etait recouvert de petales de rose jaunes et de feuilles de cannelles pour le parfum. Au cours de la fete, nous sommes convies a prendre le cafe, accompagne de petits gateaux et de mugunza (soupe sucree de maïs et de lait, un delice). Une ambience palpable, chaude et envoutee... tres impressionnante: un homme est rentre en transe juste a cote d´Elisa: il a pousse un cri, plonge sa tete dans ses mains, puis a releve le menton, yeux fermes et bouche en forme de bec. Les filles de Saints se sont empressees pour lui enlever ses tongues, montre, bracelet, ceinture et l´emmener au centre des filles/fils de Saints deja “incorporant” Oxum. A la fin de la fete, le Pere de Saints a embrasse tous les fils de Saints qui ont sursaute comme si reellement l´orixa sortait de leur corps.
On a termine la soiree sur le pas de la porte d´une maison communes a plusieurs membres de la maison de culte, en sirotant un jus d´acerola (ressemble a une cerise) en posant de questions sur la communaute et ses rituels. Interessant de voir ces personnes revenir a leur vie simple et quotidienne.
Le Maracatu
Au sein de la senzala, espace de vie des esclaves au sein de la fazenda, cohabitaient des tribus africaines (Nagô, Bantou...). Pour calmer ces rivalites, fut creee l´institution des "Rois du Congo”: une fois par an, pour celebrer Nossa Senhora do Rosário, etait cree un cortege forme par les esclaves qui encarnaient la Cour, avec le Roi et la Reine. Pour les esclaves, c´etait l´occasion de vouer leur culte aux orixas.
En 1788, l´esclavage est aboli et les “Rois du Congo” disparaissent donc, ce qui reste c´est la musicalite, le Maracatu, c´est-a-dire un candomble de rue. Encore aujourd´hui, la cour sort durant le carnaval: les differentes nations ou blocs de maracatu defilent. Nous sommes alles assister aux repetitions de la Nação de maracatu de Porto Rico, ou Danillo joue. Elisa et Adriana ont ete jusqu´a choisir leur costume de barone et de duchesse pour participer au defile. Malheureusement, l´agoraphobie d´Elisa l´a bloque dans sa chambre... quel dommage....
Afoxé
Pour ne pas terminer sur une note tristounette, nous sommes allees le mardi soir avant le carnaval a la “Terça-Negra”, fete afro-bresilienne qui a lieu tous les mardis sur la place Sao Jose. La, nous avons pu apprecier et danser pour accompagner 2 groupes d´afoxé, un en l´honneur d´Oxum et l´autre en l´honneur de Xango. Un pur plaisir de partager cette culture ou la danse, la musique, le chant et l´Afrique sont omnipresents...
mardi 27 février 2007
Les sorties a Recife n°1: samba no quintal/ frevo/ maracatu rural
Comme vous l´aurez compris, la Fête est omnipresente dans la culture bresilienne. Le plus frappant est l´allegresse incomparable de ce peuple et la ferveur dans laquelle ils se jettent, qu´elle soit religieuse, artistique ou purement divertissante. Voila pourquoi um chapitre a part est dedie a nos “sorties a Recife”, toutes particulieres et enrichissantes, em essayant de transmettre quelques notions culturelles (si ça ne vous parle pas vous n´êtes pas obliges de lire;-))
Samba no quintal
Commençons en douceur avec le programme du dimanche, une semaine sur 2. Les gars nous emmenent em milieu d´apres-midi dans un lieu excentre, pres de l´aeroport, pour s´installer dans un quintal, ie dans la cour interieure d´un ptit resto, a l´ombre des arbres, avec des tables un peu partout et de la biere a foison (pour changer). Une ambience familiale et intime face a ces groupes de samba/ pagode et chorinho qui sont installes eux aussi autour d´une table. Quelques invitations a danser nous amenent jusqu´en debut de soirée.
De la, on enchaine avec le “cubano”, club dans un quartier craignos de Recife. Deja, avant de rentrer tu commences a flipper: des portes tournantes en fer, des detecteurs de metaux et un ecrito demandant aux clients de bien vouloir laisser leurs armes a l´exterieur. Tu rentres avec une boule au ventre (mais qu´est-ce que je fous la?) et la, tu tombes des nues. C´est plutot ambience genre salle des fêtes, un lieu immense, haut de plafond, pleins de tables et chaises en plastique eparpillees, et une grande piste de danse ou se melent toutes les generations et tous les genres. On adore danser avec les ptits vieux!!!!! Cumbia, salsa cotoient un peu de chorinho pour nous rappeler qu´on est au Bresil tout de meme! C´est bon enfant, c´est leger, on en ressort detrampees mais que c´est bom!
Le Frevo
A l’ occasion du centenaire du frevo, de nombreuses manifestations sont organisees pour celebrer ce genre musical typique de l’ Etat de Pernambuco et le carnaval 2007 de Recife lui etait dedie en tres grande partie. Bien energique, il s’accompagne de danse qui melange danse classique, samba, hip hop, capoeira... vous voyez le genre? Moi non plus mais, en tout cas, c’ est bien drole et entrainant. En vrai, les mouvements de cette danse viennent effectivement des mouvements de capoeira car, etant persecutes par la Police, les capoeiristes accompagnerent les groupes de fanfare militaire et masquaient ainsi la pratique de leur art. Aujourd´hui, les danseurs portent des costumes multicolores qui reprennent les couleurs du drapeau de Pernambuco et une ombrelle en guise d´accessoire. A la base, cette ombrelle etait utilisee comme arme par les capoeiristes. En bref, la Sarah va surment se laisser tenter par quelques cours....
Grâce a Gera les bons plans, nous sommes alles au vernissage de sculpturesrepresentant des danseurs de frevo “new generation”. Le meilleur moment fut une extraordinanire, Boca Livre, ou B.L., soit un open bar au champagne, accompagnant un buffet typique: escondidinho de charque (genre de hachis parmentier leger et succulant a base de macaxeira au lieu de pommes de terre), aratú (soupe de fruits de mer plutot consistante), et quelque sfromages et jambon fume comme on aime!
Un samedi pas comme les autres
Apres une apres-midi passee chez João Lucas a savourer, avec famille et amis, un trio de muqueca (plat a base de crevettes, poisson ou poulpes, cuisine dans du lait de coco pour simplifier), nous sommes partis a Nazaré, a l´interieur des terres a environ 2h de route de Recife. La, se deroulait une “sambada de maracatú” rural, sur un terrain de terre battue, au milieu des champs de canne a sucre. Kesako? Nous y voila.
Le maracatu rural est lie a la Jurema, boisson indigene et culte spirituel (ce n´est pas une religion), pratique par les communautes caboclas (metis indigene/blanc) qui travaillent dans les champs de canne. Par cette boisson, ils incorporent les maitres de la Jurema, transcendent leur condition de cultiveurs de canne et deviennent des guerriers indigenes. Les maitres sont les ancêtres de la communaute qui se sont transformes en entites et ont un role de conseil, de guide mais sont aussi lies a la fete lors des manifestations: le maracatú rural. Chaque personne a un ou plusieurs maitres mais un maitre ne s´incorpore que dans une seule personne. Elisa a ete presentee a la vieille et captivante petite bonne femme qui prepare la fameuse Jurema.
La fete a laquelle nous avons assiste s´appelle “sambada de maracatu” car ce n´etait qu´une fete entre les membres de la communaute, sans responsabilite cabocla, pour se divertir uniquement. Ils ne portaient pas leurs costumes de guerriers, leurs lances affutees etaient substituees par des batons, et la Jurema avait fait place a la “cachaça de cabeça”, premiere cachaça pure qui sort de la canne. Autant dire que Clo et Sarah ont ete assaillies, des leur arrivee, par une horde de p´tits mecs bien intrigues par la presence de gringas et ravis de pouvoir leur montrer leurs exploits de guerriers et de capoeiristas en herbe.
Plusieurs groupes de maracatú s´affrontent en duel. Chaque groupe possede son “terno”, compose de percussions (gonguê, caixa, poica – proche de la cuica mais dont sort un seul son grave, qui rappelle le cri de la truie) et des cuivres, qui, eux improvisent comme bon leur semble. Le rythme est fixe par les “mestres” qui se provoquent verbalement. Les paroles en rime se nomment “lôa”. Les femmes repetent les paroles du mestre (toujours en 2nd plan celles-la, pauvres de nous;-) La danse met en scene ce combat, entre les caboclos transformes donc en guerriers indigenes. Il y a egalement quelques personnages theatralises. Un gros monsieur noir etait deguise en petite fille, avec sa poupee, son filet a papillon et se moquait de tout le mode. Selon son pere, c´est l´une des meilleures “ Catita” puisqu´il joue ce role depuis plus d´un an. Un autre, la “Burra”, s´etait travesti, avait le visage noirci de charbon et frappait violemment le sol avec son sac a amin. A vrai dire, ils nous faisaient tous un peu peur...
Sumaia, anthropologue et amie de la maman de João Lucas, a travaille au sein de la communaute de Nazaré et publie un livre. C´est elle qui nous a permis d´assister et de participer a cette fete peu commune et reservee aux communautes caboclas.
jeudi 15 février 2007
Le Depart de Clo
Des larmes, des larmes et encore des larmes, meme pour Clo qui nous a affirme qu’elle ne pleurait jamais... c´est ça ouais! 3 mois se sont ecoules a une vitesse hallucinante, ou l´on a vecu 24h sur 24 toutes les 3. Ça fait un vide forcement, un tres grand vide. Qui va tuer les cafards maintenant et nous prendre par la main pour se baigner avec les requins??? Le retour de l´aeroport fut assez comique: les garçons nous ont retrouvees allongees sur notre lit en pleine crise de larmes. On s´est retrouve tous les 4 affales, se partageant une petite cachaça temperada (la cachaça guerit tous les maux) Ils ont ete au top pour nous remonter le moral. La discussion a vite derive sur la difficulte d´adaptation culturelle qui est desormais de mise. Avant Recife, nous faisions sans cesse des sauts de puce de ville en plage, de fleuve en mer, d´hotel en camping sauvage... le tout le plus naturellement du monde, puisque les bresiliens ont cette capacite de nous accueillir comme si l´on se connaissait depuis toujours. On se sentait comme chez nous partout. Maintenant, vivre pour de vrai dans un lieu fixe, c´est une autre paire de manche. C´est meme completement different de l´echange universitaire a São Paulo. La, on se trouve plongees dans le vif du sujet. Heureusement que nous sommes bien encadrees et que nos 2 colloc´ s´occupent de nous a merveille. Merci les gars!
lundi 12 février 2007
Notre emmenagement a Recife
Apres 15 jours de separation, le fameux trio des “Drôles de Dame” se recompose a Teresina, capitale de l´Etat du Piauí et plaque-tournante des transports “ônibussien” du Bresil. Cette ville est reputee pour etre la plus chaude du pays. Et bien maintenant, c´est confirme: pas un pet´ de vent et 32°C des 9h du mat´!!! Sufocant, les DDD n´ont tenu que 24h, juste le temps des retrouvailles et du recit de nos folles aventures respectives:
- Elisa: transformee em hippie maluca, a fond dans la creation de bijoux en mat crame;
- Sarah: um trou dans la jambe en plus et charmee par son “Petit Rat” piauien;
- Clo: le coeur gros comme ça d´avoir quitte sa marmaille de Tatus, commence a realiser que la fin de son voyage approche...
Apres une petite vingtaine d´heures de bus, nous arrivons a Recife le 19 janvier. Avec quelques difficultes pour trouver un logement bon marche, nous trouvons finalement un hotel dans un quartier du centre, Boa Vista. Le prix, plus eleve qu´a notre habitude, etait justifie par la diversite de son “café da manhã”. Notre intense vie nocturne nous a empeche d´en profiter. Un peu frustrees tout de même, nous avons etabli une nouvelle regle au bout d´une semaine de sejour: on ne se couche pas avant 6h du mat´, histoire d´entamer notre “nuit de jour’ le ventre plein. Le temps d´une journee de decouverte du quartier, et nous voila deja accoudees dans um bar a feter notre installation a Recife, convaincues du charme de cette ville. Alors que nous sortons du restaurant, on passe devant um petit troquet du coin, avec ses 3 tables qui se battent en duel: chez “Cadú”, notre futur QG. On s´apprete a s´y attabler lorsque Sarah reconnait um mec de la table d´a cote, KK, que l´on a rencontre a Barreirinhas grace a Gwen: um pote de pote de pote.. qui l´eut cru? De la, une nouvelle vie commence pour nous, au coeur d´une troupe – “galera” – de potes bresiliens qui nous accueillent les bras grands ouverts. C´est qui les princesses, hein?! Tres vite, nous decidons de se fixer ici; ils ont um grand pouvoir de persuasion ces pernamboucanos pour nous convaincre que Recife est la “meilleure” ville du Bresil: c´est la ou ça se passe! En cette periode de pré-caranaval, chaque soirée est animee de defile de maracatu, de forro, de samba, de frevo.... (NB: les sorties seront decrites dans un chapitre a part)
Apres une semaine a un rythme effreine, nous quittons notre hotel pour emmenager dans l´appartement de Geraldo et Renato: Geraldo, dit Géra, est le nouvel amoureux de Clo; il travaille pour le Ministere de la Culture et a donc comme patron Monsieur Gilberto Gil. Renato, dit “Paraná”, qui est pour l´instant en vacances, ne commencera a travailler qu´en mars dans le recensment, et se revele etre une parfaite petite femme de ménage: quel bonheur!! C´est un immense appart´ qu´ils occupent depuis peu et qu´ils payent une bouchee de pain, mais faut voir l´etat delabre du truc… ambience bien roots, avec pas grand chose a l´interieur (oubliez le four, le frigo et ce genre de chose) et ou l´eau manque parfois… A ce propos, l´arrivee de l´eau dans l´appart´fut celebree “en grandes pompes”, une de nos plus grosses soirees aux lendemains difficiles ou “ressaca”. Voila donc notre arrive tres animee a Recife, en cette periode de pre-carnaval ou la lachage general se laisse deja sentir.
Au bout de 15 jours, le naturel revint au galop et nous nous echappons pendant 24h de cette grande qu´est Recife, pour Maracaipe, juste a cote de Porto de Galinhas (un Disneyland balneaire sans aucun interet). En l´occurrence, Maracaipe est un village adorable et tranquille comme on aime, ou tres vite nous sommes invitees a une petite fete bien arrosee. Un dernier dodo sur la plage dans les hamacs pour Clo, en une nuit de pleine lune. Reveillees aux aurores, nous voila fraiches et dispo a 7h du mat´pour prendre le soleil que nous n´avions pas vu depuis longtemps (1 mois pour Elisa). Le vent etant de mise, on ne s´est pas mefiees et ce fut litteralement fatal. Les plus gros coups de soleil depuis notre depart, cloques et pelage a volonte, ridicules…. Quand nos potes nous ont vu renter, ils ne se sont pas prives pour se moquer de nous et il y avait de quoi!
Le Delta de Parnaiba
C’est alors qu’une mini galère commence pour Brigitte et Sarita… Plus que 15 reais en poche et pas de distributeur avant 100km... Or pour atteindre ce point, il nous faut plus de 60R+ la bouffe + le dodo…. Mais la galere n’était en fait que bénefique car elle nous a permis une totale immersion: Nous voyant dans la super galère et lachées en plein milieu d’un trou paumé, un super papa bresilien (amadoue par les larmes desesperees de Sarah) nous invite à déjeuner, nous paie le bus et nous convie dans sa maison pour passer la nuit et trouver une solution pour trouver des siious…. Là nous decidons de partir dans le centre-ville de Tutoia afin de trouver une tirette internationale... en vain. Heureusement Clotilde avait en poche 10 Euros et un carioca (habitant de Rio en vacances par ici) nous les troque contre 40 Reais.
Nous voila donc avec un nouveau capital sauf que ce qui est interessant c’est de traverser le delta en bateau... et pas de chance, le bateau de ligne qui ne coute que 4R est en panne depuis plus de 4 mois (et ce pour des histoires de crepages de chignon entre prefets qui veulent plus de touristes là plutôt que là...). Bref c’est la merde mais nous ne desesperons pas, on peut traverser le delta en jet pour 500R ... impossible vous nous direz, et bien non, on a reussi a negocier pour 40R.! La Class! Le skipper, Riba s’éprend d’amour pour Clotilde et en arrivant à bon port, à Tatus (petit village de pêcheurs de crabes) et bien on est invitées à passer 3 nuits sur une sorte de Yoat mais en moins class. Le kiffon tonton, les hamacs, la douche dans le fleuve, la bière et les brochettes au pti déj’…. Petite anecdote: Sarita est tombée en pleine nuit dans le trou pour acceder au moteur, elle a un trou dans le tibiat droit et une petite foulure a la cheville gauche… Et elle est egalement tombée d’un rocher et a une egratignure dans le dos, bravo Rambo!
Lors de notre 2eme nuit sur le bateau, nous partons boire une (ou +tot 4/5) cervejas (bières) sur le port… Là on croit reconnaitre un gars qu’on avait croisé pendant la journée ; mais, en fait, rien a voir, c´etait un autre rapaz (garcon en argot bresilien). Le lendemain matin, alors que nous partions en ville a Parnaiba, il se propose de se joindre a nous. A la fin de la journee, il nous invite a venir chez lui, autant de temps que nous le voulions et la.... on en a bien profite: on est restées 2 semaines! Et devenez pourquoi!??? Et bein oui, Sarah elle est tombee dans ses bras !!! Hormis le fait que c’etait completement magique parce que, comme beaucoup de bresiliens, ce Ratinho (surnom qui veut dire petit rat) est beau, charmeur, tendre et amoureux, on a vraiment kiffé rester dans sa famille avec l´avô (grand-mere), la madresta (sa belle-mere) et son pai (pere) ainsi que leurs 5 enfants (de 7 a 17 ans) et le fils de 2 ans du fameux amoureux…. On a fait des excursions dans le delta de Parnaiba qui detient beaucoup d’iles, des iguarapes (cf blog épisode Amazonie et vidéo a venir). Sarah a super progresse en portugais … A la fin on connaissait tout le village et les séparations ont ete dignes d’une télé-novela avec tout le monde qui pleure et surtout Sarita (vous la connaissez!!). Bref on a vecu comme des natives et c’etait vraiment trop intense et bon, nous avons déjà la saudade de cette merveilleuse famille, de Ratinho, et du Gus de Clo avec qui elle a goute au forró safado (tres commercial et un peu vulgaire tout de meme...)
Jour de l´An dans les dunes
Le feeling avec Gwen etant de mise, nous decidons de transformer le trio en quartet pour de plus folles aventures, et partons pour les Lençois Maranhenses….
Premiere etape dans la ville de Barreirinhas, ou nous squattons en bonnes professionnelles dans la cour d´un resto, au bord du fleuve “Preguiça” (= paresse), tenu par 2 français a l´hospitalite bresilienne. De la, nous traversons pendant une heure et demie, en Jeep Toyota chargee a bloc en voyageurs et en marchandises, de petits chemins sablonneux, jusqu´au village d´Atins. Voyage chaotique mais bien typique: dans cette folle course, Elisa s´est mangee quelques branches en pleine tête, pour de bonnes tranches de rigolade.
Atins est un village a l´apparence desertique (melange entre un vieux Western et “Peut-être” de Klapisch) avec ses petites maisons, son unique mercerie et ses 3 habitants d´un certain age... et surtout ses rues de sable, ses jardins de sable, et encore du sable, ou nous nous enfonçons litteralement; au bout de 3 pas, nous etions deja extenuees par cet exces de sport... Mais, qu´a cela ne tienne (ou casslataigne pour les intimes), Decatlon a fond la forme c´est notre devise: alors nous nous la petons cowboys et enfourchons nos chevaux pour galoper dans les dunes. En parlant de galop, ce fut un exploit pour Elisa pour qui ce fut la premiere experience equestre. Et pour Clo, sans chaussures sans etriets, avec une belle chute a l´arret après 10 minutes de galop effreine!
Nous retrouvons epuisees nos hamacs dans une baraque abandonnee sur la plage et degustons du super poisson grille avec un nouveau pote pecheur adorable. On a egalement fait une ballade sur le fleuve dans un minuscule bateau a voile avec un italien, avec qui nous avons chante a tue-tete de vieux tubes et chansons de marins…
Pour le jour de l´An, on a voulu fêter ça comme il se doit et se faire un resto. C´etait succulant ravissant mais ces cons nous ont jete dehors a 23h52.. du coup, la nouvelle annee s´est passee pour nous sous un pauvre lampadaire ensable dans la rue… si si! Et puis on a rejoint une troupe de français et bresiliens pour aller tortiller nos corps courbatures a un bal de forró (danse populaire bresilienne). Nous avons termine la nuit dans la maison d´Ana ou Ansaf (française chapelliere et baba cool) et avons squatte dans son jardin de cocotiers jusqu´au petit matin. C´etait chan-mé René!
Deux jours plus tard, on retrouve la civilisation a Barreirinhas ou nous rencontrons 2 frangins trop peperes qui nous emmenent faire um tour de barque en temps de pleine lune... bain de minuit, et collier de fleur de nenuphare em prime pour la belle Sarita.
Comme toutes les bonnes choses ont une fin, le lendemain fut un jour tres dur… un jour de separation, le quartet se divise en 2: Elisa est repartie a Sao Luis avec Gwen (qui continue sa route seule vers le nord) pour retrouver son amoureux et recuperer sa carte bleue enfin restituee. De leur cote, Clo et Sarah sont parties a la decouverte du Delta de Parnaiba…..














